Yersioniose
05-21-2010
Yersinia enterocolitica

Yersinia enterocolitica est un bacille Gram ngatif non capsul, possdant les caractres gnraux de la famille des Enterobacteriaceae et du genre Yersinia.

Ne pas confondre avec Yersinia pestis agent de la Peste ( peste noire, peste bubonique, fivre pestillentielle, bacille de Yersin)

Epidmilogie - Contamination
Les souches de Yersinia enterocolitica sont prsentes dans l'environnement, notamment dans les eaux de surface, dans les aliments d'origine vgtale et animale et dans le tube digestif de diverses espces animales (porcs, bovins, ovins, caprins, chiens, chats, renards, porcs-pics, chinchillas, lagomorphes, rongeurs, volailles...). La distribution gographique est trs tendue et des souches de Yersinia enterocolitica ont t isoles dans tous les pays o elles ont t recherches.

Pouvoir pathogne chez l'homme

À lexception des rgions intertropicales o lincidence semble faible, les infections Yersinia enterocolitica ont une rpartition mondiale et leur incidence est nettement plus importantes durant les mois froids.

La voie de contamination est orale mais la source de contamination est plus difficile apprcier. Lingestion de lait, de tofu, deau ou de lgumes crus a t incrimine mais cest la viande de porc qui reprsente la principale source de contamination notamment pour les srovars O:3 et O:9.
Yersinia enterocolitica est capable de se multiplier des basses tempratures et donc dans des aliments conservs par rfrigration. La contamination dune denre alimentaire telle que la viande de porc est capable de provoquer, par manipulation, la contamination daliments destins tre consomms crus. De mme, la consommation de viande de porc crue ou insuffisamment cuite est susceptible de provoquer une infection.
Les infections humaines sont gnralement sporadiques mais des pidmies (dues au srovar O:8 mais aussi aux srovars O:3, O:13a,13b et O:1,2,3) ont t observes

SEMIOLOGIE

Chez lhomme, Yersinia enterocolitica est principalement responsable de gastro-entrites fbriles : fivre souvent modre mais pouvant parfois dpasser 39 C ; entrocolite et illite terminale accompagnes de diarrhes aqueuses ou sanguinolentes et de vomissements (plus frquentes lors d'infections par les srovars O:3, O:9 et O:5,27) ; douleurs abdominales, dues une adnite msentrique, souvent modres mais pouvant donner un syndrome pseudo-appendiculaire comparable celui observ avec Yersinia pseudotuberculosis (le srovar le plus frquemment en cause est le srovar O:.

Chez l'adulte, une gurison spontane est observe aprs une deux semaines alors que chez l'enfant les signes cliniques peuvent persister plus de quatre semaines. Des complications telles que des ulcrations intestinales, des pritonites, des perforations intestinales, des gangrnes de lintestin grle sont rares.

Quelques cas darthrites, de pharyngites, de polymyosites et dinfections cutanes ont galement t dcrits.

Les formes gnralises et septicmiques surviennent sur des terrains particuliers : immunodficience, cirrhose, hmochromatose, diabte, insuffisance rnale au stade dhmodialyse et dans toutes les situations o il existe une surcharge en fer (thalassmie, drpanocytose, anmie aplasique, traitement base de fer...).

Des manifestations secondaires, survenant quelques semaines aprs lpisode initial, sont observes principalement chez des malades porteurs de lantigne HLA-B27. Elles consistent en une myocardite, une glomrulonphrite, une thyrodite, un rythme noueux et des polyarthrites (arthrites ractionnelles striles). La pathognie de ces complications s'explique, au moins partiellement, par l'existence de communauts antigniques entre Yersinia enterocolitica et des antignes tissulaires. Les manifestations secondaires peuvent voluer durant plusieurs annes mais leur pronostic est favorable.

NB Des bactries psychrotrophes (capables de prolifrer basse temprature) comme Yersinia et Listeria semblent contribuer la maladie de CROHN


TRAITEMENT
Sensibilit aux antibiotiques (Source r)
Les souches de Yersinia enterocolitica peuvent produire des bta-lactamases chromosomiques et, notamment, une pnicillinase constitutive (bta-lactamase A) et une cphalosporinase inductible (bta-lactamase B). De ce fait, les souches de Yersinia enterocolitica sont pratiquement toujours rsistantes la cfalotine, l'ampicilline, la ticarcilline et la pipracilline. En revanche, elles sont gnralement sensibles aux cphalosporines de troisime gnration, l'imipnme, l'aztronam, au latamoxef, la gentamicine, la streptomycine, au chloramphnicol, la ciprofloxacine et aux ttracyclines. L'association sulfamthoxazole - trimthoprime est active in vitro mais a peu d'efficacit in vivo.